Dimanche 21 janvier 2007

(Ou la véritable histoire des trois petits cochons)

 

Il était une fois, trois petits cochons qui, à bientôt 30 ans, ne s'étaient pas résolus à quitter la porcherie maternelle. Eh oui, les « boulets » existent aussi dans le monde animal ! 

Maman cochon, lasse de les avoir sur le dos à longueur de journée, décida un jour qu'il était temps de s'en débarrasser. 

D'un coup de pied aux fesses (ce qui explique que leur queue ait depuis cette forme de tire-bouchon), elle jeta dehors tout ce petit monde, non sans les avoir conseillé pour la construction de leur future maison. 

Malgré la mise en garde contre le loup affamé, nos trois boulets manquaient singulièrement de courage. 

Le premier, fumeur de joins invétéré, opta pour une construction sommaire et surtout rapide, faite entièrement de paille, qui constituerait l'isolant idéal pour ses plantations un peu particulières... 

Le second, alcoolique, choisi une construction bois, qui lui permettrait de conserver à température idéale ses précieuses bouteilles de breuvages divers. 

Le troisième, dépressif chronique mais aussi l'intellectuel de la famille, décida de laisser libre court à ses talents d'architecte et monta, brique par brique, sa nouvelle demeure, non sans devoir faire face à quelques problèmes de concentration, liés à l'absorption massive d'antidépresseurs. 

Le loup quant à lui ne manqua pas une étape de la construction de ces bien fragiles demeures, visualisant ceux qui allaient devenir ses futurs repas, en menus charcutiers des plus alléchants : 

  • Grillette de porc aux herbes 
  • Rôti de porc flambé au vin blanc 
  • Jambon fumé à l'ancienne
 

Ces mets imaginaires prirent forme quand : 

  • Petit cochon n° 1, sous l'emprise de ses substances illicites, s'endormi et mis le feu à sa très précaire demeure, incendie qui s'étendit jusqu'à la cabane de petit cochon n° 2. 
  • Petit cochon n° 2, ivre mort, péri également dans les flammes qui venaient de chez « grillette de porc aux herbes ». 
  • Petit cochon n° 3, mourut asphyxié. Manquant de pratique en matière de maçonnerie (le résultat d'années d'oisiveté) et planant sous l'emprise des médicaments, il avait oublié de prévoir une ouverture au conduit de cheminée...
 

Notre ami le loup s'en alla digérer son festin dans la forêt, non sans avoir dangereusement fait grimper son taux de cholestérol. 

En conclusion : il n'y a aucune morale à cette histoire. Les petits cochons ne sont pas miraculeusement sauvés, pas plus que dans la « vraie vie ». 

Commencerez-vous demain pour autant un régime végétarien ?

par Didou publié dans : La véritable histoire
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Mardi 9 janvier 2007
(Ou la véritable histoire du Petit Chaperon Rouge) 

Il était une fois, un bûcheron, solide gaillard de presque 2 mètres, aussi idiot que grand. Il n'avait jamais pu résoudre son complexe d'Œdipe et à presque 35 ans, vivait toujours avec m'man...  

Sa chère maman l'avait mis au monde à un âge déjà avancé. Il était le fruit d'une union co-sanguine tenue secrète et n'avait jamais connu son père. M'man avait donc remplacé celui qui aurait dû être son mari par son fils chéri.  

Sa déception fut immense quand un jour il lui présenta celle qui deviendrait son épouse : une mégère à bigoudis ! Notre grand dadet de bûcheron imposa malgré son union, la présence de m'man au domicile conjugal.  

De ce « fabuleux » mariage, naquit une petite fille qui en grandissant, se mit à nourrir un goût plus que douteux en matière de mode enfantine. Elle refusait de quitter cet abominable bonnet rouge (chaperon) qu'elle arborait en toute saison. Miss Bigoudis, couturière surdouée, lui confectionna une cape assortie. 

Tout le village l'avait ainsi surnommée « le Petit Chaperon Rouge ».  

Les années passaient et la maman du bûcheron, que sa petite fille appelait ironiquement « Mère-Grand », s'acharnait à pourrir la vie de toute la petite famille. Elle détestait sa belle-fille, qui lui avait volé l'homme de sa vie, et sa petite-fille, dont elle ne supportait ni le ridicule ni la présence envahissante et bruyante.  

Sous la pression féminine, le grand et ingrat fils bûcheron décida d'exiler Mère-Grand dans une cabane perdue au milieu des bois, les maisons de retraite n'existant pas à cette époque. Miss Bigoudis et Petit Chaperon Rouge s'engagèrent, en échange de ce bon débarras, à nourrir régulièrement Mère-Grand.  

Le Petit Chaperon Rouge se promenait donc dans les bois, pendant que le loup n'y était pas (enfin le croyait-elle). Elle apportait à Mère-Grand des petits pots de beurre et des galettes.  

Mère-Grand, qui détestait plus que tout les immondes galettes confectionnées par Miss Bigoudis, en gavait régulièrement le grand méchant loup qui devint son plus grand ami. Elle ruminait Mère-Grand, dans sa petite cabane, et préparait sa vengeance. Constatant que le grand méchant loup la regardait d'une manière de plus en plus étrange, son plan diabolique prenait forme. Elle proposa au grand méchant loup un met de choix, pour varier son menu qui finirait par le rendre diabétique...  

Mère-Grand s'enferma donc dans l'armoire, laissant place au grand méchant loup dans son lit. Revêtu des vêtements de Mère-Grand, il invita à entrer le Petit Chaperon Rouge qui apportait (encore !) petit pot de beurre et galettes.  

Après l'examen détaillé de Mère-Grand, tel que vous le connaissez tous (oh les grands yeux, oh les grandes oreilles, oh les grandes dents, blablabla...), le Petit Chaperon Rouge finit en pâtée pour loup, pour le plus grand plaisir de Mère-Grand qui ne perdait pas une miette du spectacle, depuis sa cachette.  

Inquiète de ne pas la voir revenir, Miss Bigoudis partit à sa rencontre. Elle trouva Mère-Grand bien changée : grands yeux, grandes oreilles, grandes dents... et miam le loup, qui recracha avec horreur les bigoudis.  

Quand notre grand dadet de bûcheron arriva à son tour à la cabane, il y trouva m'man, éplorée dans son lit, bouleversée du drame qui venait de se jouer devant ses yeux impuissants... Quel talent d'actrice cette Mère-Grand !  

Elle quitta définitivement sa cabane, retrouva sa maison et son fiston-mari, comme aux premiers jours.  

Le loup quant à lui était mort d'une indigestion. Dans sa précipitation, il avait avalé l'affreux bonnet rouge et la cape assortie, et ne s'en était pas remis...

 

© didouonline

 
par Didou publié dans : La véritable histoire
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