(Ou la véritable histoire des trois petits cochons)
Il était une fois, trois petits cochons qui, à bientôt 30 ans, ne s'étaient pas résolus à quitter la porcherie maternelle. Eh oui, les « boulets » existent aussi dans le monde animal !
Maman cochon, lasse de les avoir sur le dos à longueur de journée, décida un jour qu'il était temps de s'en débarrasser.
D'un coup de pied aux fesses (ce qui explique que leur queue ait depuis cette forme de tire-bouchon), elle jeta dehors tout ce petit monde, non sans les avoir conseillé pour la construction de leur future maison.
Malgré la mise en garde contre le loup affamé, nos trois boulets manquaient singulièrement de courage.
Le premier, fumeur de joins invétéré, opta pour une construction sommaire et surtout rapide, faite entièrement de paille, qui constituerait l'isolant idéal pour ses plantations un peu particulières...
Le second, alcoolique, choisi une construction bois, qui lui permettrait de conserver à température idéale ses précieuses bouteilles de breuvages divers.
Le troisième, dépressif chronique mais aussi l'intellectuel de la famille, décida de laisser libre court à ses talents d'architecte et monta, brique par brique, sa nouvelle demeure, non sans devoir faire face à quelques problèmes de concentration, liés à l'absorption massive d'antidépresseurs.
Le loup quant à lui ne manqua pas une étape de la construction de ces bien fragiles demeures, visualisant ceux qui allaient devenir ses futurs repas, en menus charcutiers des plus alléchants :
- Grillette de porc aux herbes
- Rôti de porc flambé au vin blanc
- Jambon fumé à l'ancienne
Ces mets imaginaires prirent forme quand :
- Petit cochon n° 1, sous l'emprise de ses substances illicites, s'endormi et mis le feu à sa très précaire demeure, incendie qui s'étendit jusqu'à la cabane de petit cochon n° 2.
- Petit cochon n° 2, ivre mort, péri également dans les flammes qui venaient de chez « grillette de porc aux herbes ».
- Petit cochon n° 3, mourut asphyxié. Manquant de pratique en matière de maçonnerie (le résultat d'années d'oisiveté) et planant sous l'emprise des médicaments, il avait oublié de prévoir une ouverture au conduit de cheminée...
Notre ami le loup s'en alla digérer son festin dans la forêt, non sans avoir dangereusement fait grimper son taux de cholestérol.
En conclusion : il n'y a aucune morale à cette histoire. Les petits cochons ne sont pas miraculeusement sauvés, pas plus que dans la « vraie vie ».
Commencerez-vous demain pour autant un régime végétarien ?
